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Affichage des articles du octobre, 2010

James, Tim Booth, Manchester, une époque bénie (suite et... longue... fin).

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Avez-vous déjà vu Tim Booth sur scène ? Dingue, non ? Cette manière d'entrer littéralement DANS la musique, par la voix, par la danse, par les jambes, par le cou, par la peau... Cette manière de devenir lui-même musique. D'en devenir le médium, le matériau conducteur.
Si James, en concert (en tout cas jusqu'à 1991 ! - car après je ne sais plus trop, "j'ai un peu lâché l'affaire", comme disent nos amis les vrais jeunes), est une décharge électrique qui ne demande qu'à vous secouer, alors le corps dansant de Tim Booth est la fourchette qui s'enfonce dans le fil. Bzzzzzzzzzzzzzzzzooooiiiingzzzrrrzzzzz !!!!

En fait, je crois qu'il y a deux James. Celui d'avant le succès, et celui d'après Come home et surtout Sit down, c'est à dire cette époque, à la charnière des années 80-90, où n'importe quel groupe de Manchester (même d'assez barbants comme Northside ou les Paris Angels) connaissaient une gloire fugace. Fait amusant : il me r…

Un mot des Villagers... avant de se reparler de James.

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Ce blog n'ayant pas du tout pour projet de verser dans la mélancolie permanente (même si c'est chouette de se reparler de tous ces groupes comme James, The Smiths ou Echo And The Bunnymen), je voulais d'abord, en ce gris dimanche d'octobre, vous dire tout le bien que je pensais d'un groupe d'aujourd'hui... sur lequel des bloggers se retourneront peut-être avec mélancolie dans vingt ans : The Villagers.
Vous avez peut-être vu passer ce nom dans un journal ou un autre - en fait le patronyme codé du chanteur et (tout jeune) homme-à-tout-faire irlandais Conor O'Brian, qui s'est choisi un nom collectif pour un projet qui est d'abord le sien, en quasi-solo. Vous avez peut-être aussi vu ces vidéos acoustiques tournées dans le garage d'une sympathique gazette francophone.
Je ne serai pas long - car j'ai promis de rassembler mes souvenirs à propos de James et Tim Booth (part 2) plus tard cette semaine - mais je veux juste vous encourager, si vous…

Toute la musique que 'james' (elle vient de là, elle vient de Manchester). Part 1.

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Judicieusement interpellé par Arthur dans les commentaires du blog précédent, je vais donc vous parler ici du plus attachant des groupes de Manchester des trente dernières années, james. Et de quelques souvenirs liés à ces garçons virevoltant, et notamment à leur chanteur Tim Booth - si doué, si profondément poète, troubadour moderne, songwriter allumé, derviche tourneur, whatever.
(Ça risque d'être long, donc je vais faire en deux parties, and here is the part 1.)
Je vous parlais un peu plus tôt du bonheur ressenti le jour de la réception du premier album des Smiths, en 1983. Eh bien le choc james, qui suivit de peu, fut tout aussi splendide et excitant. D'ailleurs, les deux groupes sont intimement liés dans ce souvenir, puisque la première fois que j'ai lu les cinq lettres de ce prénom devenu nom, j-a-m-e-s, c'était sur une affiche de concert des Smiths, une tournée anglaise pour laquelle le groupe du grand Tim Booth assurait la première partie.
Je pense que c'était…

Retour dans le futur : ze big FLIP of ze modernisme rétro-actif à l'anglaise (vu de France, automne 2010 - 21ème siècle, maintenant, tout de suite).

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Shit alors.Samedi dernier, chez Gibert (boulevard St Michel - Parigi, Francia), je feuillette les pages concerts du mensuel rock anglais Uncut - tout à la fin du magazine, dans le dernier cahier.
J'ai toujours adoré regarder ces pages de publicité pour les concerts en Angleterre. Déjà, quand j'étais accro au NME, je commençais toujours par ces pages-là. Et je rêvais devant tous ces noms, toutes ces salles. Ces petites encarts promo me faisaient me sentir un peu londonien, à distance.
Et là, samedi donc, oh shit alors, et merde in France, je feuillette, et là je sursaute, je vacille, j'en perds mon souffle : sur les 5 ou 6 pages de publicités en petits blocs, mes yeux s'arrêtent (que dis-je ? se FIGENT !) sur au moins 15 noms de groupes des années 80(ou du début des années 90).
Jugez par vous-même. Et rappelez-vous (oui surtout, RAPPELEZ-VOUS, même en ces temps de nostalgie généralisée, que nous sommes en 2010, vingt-et-unième siècle, année 10, le présent, ici, maintenant…