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I'm back

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21.9.2019  I'm back. Après huit longues années loin d'ici, me revoilà derrière l'écran.  Archives, nouveaux projets, musique, films... Des playlists comme avant. Des choses à raconter. Site en cours de (re) construction. Stay tuned. 🔜 ... © Emmanuel Tellier

Extension du domaine de la lutte... (et extinction du domaine de ce blog)

6 octobre 2011 , Chers lecteurs, chères lectrices, Merci pour vos nombreux messages des dernières semaines, et vos lettres d'encouragements... ("bonjour Emmanuel, vous n'avez plus rien écrit depuis deux mois : êtes-vous MORT ?") Non, je ne suis pas mort . Je suis même extrêmement vivant. Et en pleine forme, je vous rassure. Il se trouve juste que j'ai repris des activités musicales assez intenses depuis septembre, en plus évidemment de mon travail au quotidien, et que j'ai donc lâchement délaissé ce blog, faute de temps (et aussi un peu d'inspiration). Et du coup, j'ai oublié de vous dire... alors voilà : en fait, je mets ce blog entre parenthèses. Pendant quelques mois, sans doute douze, peut-être un peu plus. Je trouve plus sain de ne rien dire des productions musicales du moment (même si ce n'était pas l'idée dominante de ce blog) pendant toute la période où je suis moi-même occupé sur ce terrain-là. En fait, si d'aventur...

Playlist d'été : dix chansons pour s'aérer les orteils dans le sable chaud

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#1 Fruit Bats - The Ruminant band Parce que leur nouvel album, qui sort dans quelques jours , pourait enfin apporter la reconnaissance à ces grands mélodistes américains (accessoirement dotés d'un sens de l'humour qui fait souvent défaut à leurs copains barbus en vogue). Et parce que ce morceau du disque précédent est ce qu’il y a de plus riche et intelligent à entendre actuellement du côté des guitares dans l'esprit Wilco-Midlake. Grands beaux motifs de 6-cordes au menu... Et joie supplémentaire : on peut même écouter tout le nouvel album en streaming ici . #2 Lana Del Rey - Video games Parce que la jeune américaine, avec sa drôle de moue boudeuse et son air à jouer les femmes vénéneuses chez David Lynch, pourrait vite se faire un nom en lettres capitales. Début de buzz massif autour de Video games et sa mélodie tout sucre. Du talent brut, et un premier album qui ne devrait plus tarder à nous dire si la demoiselle ira loin (ou p...

C'est Noël en juillet, et votre cadeau s'appelle TEAM ME (Norvège)

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J’ai écrit, pour le Télérama de cette semaine, une page sur l’incroyable festival de Traena : l’un des plus petits au monde, et le plus au Nord assurément, puisqu’il a pour cadre une sublime île de Norvège posée sur le cercle polaire. J’aurais facilement pu écrire quatre pages enthousiastes à mon retour de ces trois journées ; auquel cas j’aurais avec plaisir pris le temps d’insister sur le talent éclatant d’un tout jeune groupe norvégien que j’ai eu la chance d’y voir en concert, TEAM ME. Dans le grand village global pop-rock, il est devenu de plus en plus rare de se sentir le témoin privilégié d’une éclosion : depuis l’avènement d’Internet comme média musical dominant, les groupes sortent à peine de l’œuf qu’ils sont déjà bons pour le service planétaire. Si un site comme Pitchfork vous tombe dessus (heureux destin, évidemment, qu’aucun groupe ne refuserait), vous pouvez très vite vous retrouver l’objet de ricochets médiatiques hallucinants, et v...

Sacrée soirée (ou pourquoi et comment Sufjan Stevens est notre ami pour la vie).

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Amis d'hier et de demain, habitants de cette planète et de toutes les autres, Je ne vais pas faire semblant de me lancer dans l'écriture d'un récit inédit sur ce qui restera sans doute comme "le-concert-de-l'année-et-si-tu-n'y-étais-pas-ben-tant-pis-pour-toi-c'est-trop-con" . Ce texte, je l'ai déjà écrit, et la vaillante entreprise de presse qui m'emploie me faisant la gentillesse et l'honneur de l'avoir d'ores et déjà publié, c'est un lien que je m'empresse ici de vous transmettre. Voilà, c'est ici, en cliquant là - oui oui c'est ça, ici, puisque je vous le dis. Mais en résumé, ben oui, Sufjan Stevens, hier soir, c'était maboule, c'était royal, c'était beau, c'était grand. Lisez mon résumé pour en savoir plus. Et engueulez votre copine, ou votre copain, si il/elle vous a traîné à sa soirée bridge du lundi, hier soir. Mauvaise pioche. Car oui c'était formid...

De l'art de se gratter le nez sur scène (et autres remarques délicates à propos d'une jeune fille)

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Elle se dandine sur scène, pas très à l'aise, semblant parfois vouloir s'enfuir entre deux chansons - mais trop tard, elle est là, devant 200 personnes, au Café de la Danse, à Paris, et se sauver comme une voleuse, non, ça ne se fait pas. Elle a mis sa drôle de petite robe à motifs, et laissé ses longs cheveux tomber sur ses épaules, et tant pis si ça lui donne un air étrange de vedette de cinéma muet. Elle cherche sa place, s'excuse presque d'être là, comme si elle était une petite cousine des Mama's and Papa's paumée dans une époque trop moderne pour elle, égarée à Paris, sans son papa, sans sa maman. Elle est capable de se gratter le nez au milieu d'une chanson (et j'ai déjà essayé, ça n'est pas si simple !). Sa bouche, également, fait des trucs un peu bizarres. A la fin de certaines phrases, tout au bout de ces mélodies simples et gracieuses qui font la beauté de son album à paraître, cette drôle de bouche farceuse se tort sur le côté, et met un ...

William Fitzsimmons : l'ami des journées qui allongent

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Oui je sais, ils sont parfois barbants, ces barbus d'Amérique. Et il y a de quoi s'y perdre, dans leur foisonnante pilosité ; de quoi les mélanger, les confondre, tous ces capitaines Haddock de la folk américaine, ces aventuriers au long cours (et au poil long), ces Josh T. Pearson et autres Iron & Wine. Mais lui, là, je l'adore : William Fitzsimmons. Sans blague, sa musique est au poil. Depuis trois jours, je me suis lancé dans l'écoute approfondie, sur le fil du rasoir, d'une bonne trentaine de nouveautés en tous genres (rock). Et cette fois, même le Radiohead, vraiment âpre à la première écoute, ne sortait pas du lot (pas de doute, il va falloir l'écouter plusieurs fois, celui-là, pour en saisir vraiment les contours). Par contre, voilà : vous mettez William Fitzsimmons dans votre platine disque, et soudain, tout s'éclaire, tout va mieux, tout s'adoucit. Le printemps montre même le bout de son nez. Les amoureux de Timber Timbre vont peut-être se...